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L'ulcère gastrique chez le cheval

Tout d'abord il est important de comprendre ce qu'est un ulcère gastrique.

L'ulcère est une plaie profonde qui se situe dans l'estomac ou à sa sortie (début de l'intestin grêle). Il résulte d'une inflammation chronique de la paroi intestinale. En d'autre terme, lorsque les ulcères se déclarent, cela fait plusieurs semaines que la muqueuse concernée est altérée.


Les causes des ulcères sont multiples. D'un point de vue physique et chimique, c'est l'acide chlorhydrique produit en trop grande quantité qui va causer une inflammation de la muqueuse, et à terme des plaies. Lorsque les plaies deviennent trop profondes, elles saignent. Les crottins prendront alors une couleur brune/noire. Ce sang digéré se nomme méléna. Il met en évidence la gravité des ulcères.



La seule personne qui pourra diagnostiquer les ulcères chez votre cheval est un vétérinaire. L'examen est assez intrusif puisqu'il consiste à glisser une caméra dans l'estomac du cheval. Cependant, en cas de suspicion d'ulcères, je vous recommande de le faire. Cela permettra d'une part d'affirmer ou infirmer la présence d'ulcères mais aussi de connaître l'état de gravité de la situation.


Sachez que les ulcèrent ne guérissent jamais vraiment et qu'il faudra toujours rester très vigilent, de plus les ulcères sont extrêmement douloureux. Il va de soit qu'on ne travaille pas un cheval qui souffre, on profite donc des semaines de soin pour passer du temps avec son cheval et remettre en question la façon dont on s'occupe de lui, dont on le monte etc... !


Pourquoi le corps de mon cheval produit une quantité excessive d'acide chlorhydrique ?


La première raison à ce jour est le stress. Une récente étude a mis en évidence que 60% à 90% des chevaux de club avaient des ulcères. Mais qu'est-ce qui cause autant de stress aux chevaux ?


La première cause de stress est tout simplement l'alimentation (la qualité comme la quantité). Le cheval a un besoin permanent de manger et le priver de nourriture est une atteinte direct à son métabolisme. Dans les centres équestres, presque tous les chevaux sont rationnés en foin alors que celui-ci devrait être à volonté.

Un cheval passe environ 16h par jour à se nourrir. Ces 16h sont réparties sur l'ensemble de la journée, ils ne passent pas 16h d'affilée à se nourrir puis plus rien. Ils font des pauses très régulièrement et ne passent pas plus de 3h sans manger, faute de quoi, ils ont tous simplement mal au ventre.

Lorsque le cheval arrête de manger trop longtemps, son système digestif ne se met pas sur pause puisqu'il est conçu pour recevoir de la nourriture toute la journée. Il continue alors à produire de l'acide pour digérer les aliments. Si l'estomac est vide, les sucs digestifs altèrent les parois.

Une alimentation trop riche ou trop dense comme les granulés favorisent également les ulcères. Les repas doivent être fractionner afin d'éviter que le cheval ingère une trop grande quantité de nourriture. Si la quantité est trop importante, l'estomac du cheval se vide plus vite. Les aliments sont alors mal digérés et favorisent les coliques.



La seconde cause est l'environnement. Le cheval est un animal sociable qui a besoin d'être en contact direct et permanent avec ses congénères. Un cheval privé de compagnons développera alors des comportements tels que tiquer à l'appui, mordre ou tout autre comportement démontrant son mal-être. Certains chevaux préfèreront se résigner (c'est d'ailleurs souvent le cas) mais aucun cheval ne sera pleinement épanoui et en bonne santé en étant isolé.

Le manque d'espace est aussi un facteur de stress chez le cheval, d'autant plus si l'endroit dans lequel il est ne lui permet pas de manger et de se mouvoir correctement. Vous l'aurez compris... Les boxes sont à proscrire et les paddocks également.


Non, le râtelier à fon n'est pas suffisant. Pourquoi ? Parce que lorsque le cheval mange au râtelier, il n'est pas en mouvement. Hors, pour stimuler son système digestif et éviter les épisodes de coliques, le cheval a besoin de bouger.


Les températures peuvent également être source de stress, surtout lorsque le cheval est tondu. On évite au maximum la tonte et on adapte bien le grammage de sa couverture, certains chevaux sont plus frileux que d'autres alors on pense à observer son cheval.


Qu'est-ce qu'il faut faire pour diminuer le risque d'ulcères gastriques ?


Ne pas porter atteinte à la physiologie du cheval, autrement dit le mettre dans un pré avec des copains (minimum 5 chevaux). On évitera de mettre un cheval d'1m80 avec un shetland, le contact social risque d'être compliqué. Un accès permanent à de l'herbe ainsi que du foin à volonté. Promis, les équidés se gèrent très bien et chaque cheval saura aller au foin comme à l'herbe en fonction de ses besoins.


On se rapproche d'un nutritionniste ou naturopathe pour un calcul de ration équilibré, adapté et personnalisé à chaque animal. Je proposerai d'ici quelques semaines des calculs de rations, adaptée au métabolisme et à l'activité de chaque cheval.


On prend rendez-vous avec un naturopathe (moi par exemple) pour mettre en place un protocole adapté et personnalisé afin de faire cicatriser au mieux les ulcères (argile, phyto, homéo, fleurs de Bach etc).


On diminue toutes les sources de stress et on écoute son cheval. On évite tous les outils coercitifs qui portent atteinte au bien-être de son cheval (traduction, on ne frappe pas son cheval et on change de mors pour en mettre un plus doux).

Et au delà de l'aspect bien-être... Pensez à respecter vos chevaux. Si on frappe (ou si on fait du mal avec du matériel non adapté, une vie non adaptée etc), on ne respecte pas. Si on ne respecte pas, on n'aime pas. Hors, je pense que chaque personne qui lira cette article aime profondément son cheval.

Aimez-les et écoutez-le comme ils le méritent.


Prenez soin d'eux, prenez soin de vous,

Marie


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